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« Le Son des Souvenirs »

  • 25 févr.
  • 2 min de lecture

de Oliver Hermanus (The History of Sound, 2026)



En 1918, au Conservatoire de Boston, Lionel, jeune chanteur talentueux originaire du Kentucky, fait la rencontre de David, jeune compositeur anglais charismatique, lorsqu’il l’entend jouer les airs d’une chanson avec laquelle il a grandi. Une complicité immédiate se crée. Entre les deux jeunes musiciens, c’est le coup de foudre. Jusqu’au jour où la guerre vient rompre cet équilibre. David est envoyé sur le front et Lionel est contraint de rentrer chez lui. Pendant plusieurs mois, il attend des nouvelles qui n’arrivent pas, jusqu’à ce qu’une lettre de David, qu’il n’attendait plus, lui parvienne et lui propose de le retrouver, enfin. Ensemble, ils partent à la recherche de sons et de chansons dans le but de documenter cet héritage musical. Ce voyage, de sons, de chansons, mais surtout d’émotions, marquera Lionel à vie.


Instantanément séduit par la nouvelle de Ben Shattuck, Oliver Hermanus décide d’en faire son adaptation au cinéma. Avec « Le Son des Souvenirs », le réalisateur sud-africain nous transporte au temps de la Grande Guerre pour nous raconter cette histoire d’amour. 


Histoire d’amour entre ces deux hommes, qui le découvre autant qu’ils se découvrent, mais aussi et surtout pour l’amour profond et inconditionnel qu’ils nourrissent chacun pour la musique, les mélodies et les sons. C’est bien en cela qu’Hermanus réussit son film, grâce à cette pluri-dimensionalité et à la réflexion bien plus globale et universelle sur l’amour, qui émane de ce simple récit. 


Du drame découle une belle réflexion, optimiste et pleine d’espoir sur ce que fait un homme de sa mission de vie, de la place de l’art dans notre épanouissement, et dans le rôle qu’il tient dans notre ouverture au monde. 


Au delà de la splendeur visuelle qui dérive de ces images très poétiques - images à la colorimétrie quelque peu nostalgique et les mouvements de caméra lents et délicats, qui subliment ses sujets - le travail sonore occupe une place primordiale et en accentue l’importance, jusqu’à en faire le vrai protagoniste du film. 


Paul Mescal est bien, Josh O’Connor est mieux, mais on retient surtout la belle alchimie qui se dégage entre eux, d’un naturel presque déconcertant. 


Certes lent, mais surtout délicat et touchant, « Le Son des Souvenirs » nous promet une vraie balade dans le temps, au rythme d’un héritage musical vibrant et aux couleurs de sensations fortes, amenées avec une extrême délicatesse.


Sortie salle (France) : 25 février 2026, Universal Pictures France


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