« Victor comme tout le monde »
- 11 mars
- 2 min de lecture
de Pascal Bonitzer (2026)

Robert Zucchini, comédien de renom, est depuis toujours passionné par les mots de Victor Hugo. À tel point que sa vie entière, depuis de trop nombreuses années, est rythmée par ses mots, ses écrits et ses réflexions. Un fort amour littéraire qui a un prix, celui de sa famille et surtout de sa fille, Lisbeth, qu’il a toujours fait passer après le théâtre, après Hugo. Mais Zucchini vieillit et semble se rendre compte, un peu tard peut-être, de la vraie richesse qu’est celle d’avoir une fille.
Zucchini et Luchini, pour les amateurs du comédien, « Victor comme tout le monde » est un vrai régal, et semble s’inspirer directement de la vie de l’acteur. La ligne entre la fiction et la réalité semble, en effet, très subtile.
Derrière des airs s’apparentant parfois à du docu-fiction, le film, qui traduit tout l’amour réel et la fascination de Zucchini (et donc de Luchini) pour les mots d’Hugo, ouvre aussi une réflexion plus large sur la responsabilité d’un homme face à sa paternité.
À travers ce film à la forme quelque peu hybride, Pascal Bonitzer souligne en toute simplicité le brio de son protagoniste, à tous les niveaux, du personnage à l’acteur. Le personnage est-il l’acteur ?
Au delà du scénario, qui traduit simplement l’envie d’un père de renouer avec sa fille, « Victor comme tout le monde » est, dans la continuité des spectacles de Luchini, une lettre d’amour à Hugo et une tentative de transmission de ses mots aux générations suivantes, une compréhension de ce poète torturé, de cette âme en peine.
Un film à la fois intelligent et intellectuel, que Luchini, avec son talent habituel, transforme en une mélodie de mots accessibles et touchants.
Sortie salle (France) : 11 mars 2026, Les Films du Losange




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