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« Send Help »

  • 11 févr.
  • 2 min de lecture

de Sam Raimi (2026)



Linda Liddle travaille depuis 7 ans dans le département de stratégie et planification de l’entreprise familiale Preston. Bourreau de travail marginalisé par ses collègues, elle se dédie entièrement à son travail dans l’espoir d’obtenir enfin la reconnaissance méritée. Mais à la mort du grand patron, qui lui avait promis le poste de vice-présidente, c’est son fils qui prend la relève. Ce dernier ne voit pas les choses de la même façon que feu son père et semble avoir une vision bien moins stratégique et méritocratique de la manière de gérer son entreprise et ses employés. De plus, il a d’autres projets pour elle et souhaite s’en débarrasser. Mais avant cela, il pousse le vice un peu plus loin et lui propose de se joindre à lui et au reste de la direction pour un voyage d’affaires à Bangkok. Voyage d’affaires qui tourne au cauchemar. Enfin, cela dépend pour qui.


« Send Help » est le pur fruit d’un Sam Raimi à la cour de récréation. Le réalisateur nous concocte un vrai produit de divertissement, complet et qualitatif, qui regorge d’originalité et qui nous amuse, parce que lui-même et tout le reste de l’équipe - casting et techniciens compris - s’amusent. Et c’est à la fois contagieux et communicatif. 


Il jongle royalement bien avec les différents genres - horreur (et tous les sous-genres que cela englobe), thriller et comédie - pour donner de la substance à une histoire simple, qui part facilement au quart de tour. Ce côté déjanté et par moments un peu gore est jouissif. 


L’exagération permet d’accentuer les éléments de comédie à travers la satire et l’humour noir, pour faire passer le message de fond bien plus efficacement. On ne peut réellement compter que sur soi-même, chacun est l’artisan de son propre succès. De plus, le choix de transposer la survie dans le milieu professionnel à la survie en pleine nature rend les identifications des spectateurs à tous ces comiques de situations bien plus concrets et réussis, malgré le côté décalé et surréaliste. Cela ancre les personnages et le récit dans un univers bien plus réaliste qu’il n’y parait. 


Rachel McAdams - héroïne ou anti-héroïne ? Cela laisse place au débat - est impeccable, absolument taillée pour le rôle et porte très clairement l’entièreté du film sur ses épaules, presque au point de réussir à nous faire croire qu’elle peut passer pour une femme réputée dégoûtante. J’ai dit presque. Rares sont les rôles aussi complexes et insolites dans lesquels elle s’est impliquée - une belle révélation, venant confirmer son talent, qui traduit un laisser-aller agréable à regarder.


Hormis quelques répliques bateau, le film se tient. Sam Raimi nous entraine sans grande difficulté dans son univers baroque et nous régale avec cette réalisation pleine d’excès, ce style osé et cette grandiloquence totalement assumée. 


Hollywood dans toute sa splendeur, quand les budgets sont alloués à des projets visionnaires et pleins d’autodérision, portés par des talents aguerris, ça donne ça. 


Un bon moment de cinéma, dont on appréciera chaque bouchée, sucrée ou salée, de son popcorn grand format.


Sortie salle (France) : 11 février 2026, The Walt Disney Company France


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