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« Aucun autre choix »

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Dernière mise à jour : il y a 2 jours

de Park Chan-Wook (Eojjeolsuga eobsda, 2026)



You Man-Su a tout pour être heureux : il est père de deux beaux enfants intelligents, il est marié à une femme sublime et aimante, il est propriétaire de la maison de son enfance, qu’il a restructuré lui-même et il aime son travail d’employé cadre dans une usine de papier. Le jour où il est victime d’un licenciement économique, sa vie bascule. Déterminé à ne pas perdre sa vie de rêve, il se donne pour objectif de retrouver un emploi du même type dans une usine concurrente en l’espace de quelques mois. Or, le marché est tendu, la concurrence est rude et il fait face à des adversaires de taille, certains presque plus prometteurs que lui. A moins que son profil ne soit le premier sur la pile de CV…


Park Chan-Wook, maître du cinéma sud-coréen, revient avec une proposition à la fois percutante et fortement actuelle. Adaptation du roman american « Le Couperet » de Donald E. Westlake, le cinéaste, fidèle à lui-même, jongle brillamment avec le mélange des genres et, de ce fait, donne au film toute sa singularité.


En conciliant une intrigue qui se déploie sur fond de drame social, avec des éléments paraissant directement issus de la comédie de l’absurde, il réussit à envelopper le tout avec une cohérence exquise dans une atmosphère finalement propre au thriller, qui nous embarque du début à la fin. Alternant un rythme dynamique à des scènes plus réfléchies, plus contemplatives, le cinéaste véhicule avec brio cette spirale parano par laquelle se fait aspirer son protagoniste.


L’interprétation de Lee Byung-Hun est exquise - juste, authentique, avec un regard envoûtant qui communique ce petit grain de folie, apporte plus de profondeur et une dimension supérieure au personnage. Au delà de sa performance, son petit air de Mads Mikkelsen sud-coréen lui donne de l’allure, il dégage un charisme magnétique qui rend malgré tout cet anti-héros sympathique, suscitant toute l’empathie du spectateur. 


Couplé à un scénario bien ficelé, une mise en scène maîtrisée et une cinématographie toujours digne de son univers, Park Chan-Wook nous régale une fois de plus avec cette sublime proposition.


Un film à la fois entraînant, surprenant et drôle, qui pose intelligemment et en toute subtilité, un regard critique sur les effets dévastateurs sur la race humaine d’une société en déclin.


Un film de cinéma, un ultime Park Chan-Wook réussi.


Sortie salle (France) : 11 février 2026, ARP Sélection


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