« Love Me Tender »
- Charlotte Fuga
- 10 déc. 2025
- 2 min de lecture
de Anna Cazenave Cambet (2025)

Clémence et Laurent se sont séparés. Ils ont passé 20 ans de leur vie ensemble et sont parents du petit Paul, de 8 ans. Alors que Laurent espère qu’il s’agit d’une pause passagère, Clémence a tourné la page; elle veut divorcer. Elle lui annonce qu’elle préfère désormais les filles. Il semble plutôt bien le prendre, jusqu’à ce que, du jour au lendemain, Paul refuse de voir sa mère. Laurent se bat donc pour retirer à Clemence la garde de son fils.
Présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard et librement adapté de l’ouvrage de Constance Debré, « Love Me Tender » est une pépite dans l’ère du temps, un bijou de tendresse et d’humanité. Il s’attaque à la problématique encore beaucoup trop actuelle de l’homophobie, d’une justice injuste, et met en scène ce personnage de femme qui ne demande qu’à ce qu’on reconnaisse ses droits de mère, ses droits de femme, libre.
Anna Cazenave Cambet réalise le tout avec une douceur inégale. Elle met en valeur son actrice et renforce le propos en filmant ce personnage de femme, et de mère, avec toutes les émotions qui la caractérisent, sans pour autant rendre le sujet larmoyant.
La caméra est discrète et accompagne un récit qui se déploie en prenant son temps, sans pour autant tomber dans un rythme lent. La mise en scène aux couleurs saturées fait écho aux sentiments de la protagoniste, magistralement interprétée par Vicky Krieps, qui porte, indéniablement, entièrement le film sur ses épaules.
Magnétique, sincère, authentique, sensible, Vicky Krieps est sublime et livre, à travers le personnage de Clémence, celui qui pourrait être son plus beau rôle jusqu’ici.
Un petit film par lequel se laisser porter, une adaptation qui lève le voile sur un tabou, un petit bijou plein de sensibilité et d’humanité.
Sortie salle (France) : 10 décembre 2025, Tandem Films






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