« Le Testament d'Ann Lee »
- 11 mars
- 2 min de lecture
de Mona Fastvold (The Testament of Ann Lee, 2026)

Au XVI siècle, en Grande-Bretagne, Ann Lee est la jeune femme dévouée et aimante d’un forgeron de son village. Malheureusement, chacun des quatre enfants qu’elle met au monde périt dès sa naissance. Ann Lee commence à avoir des visions, des messages directs de dieu, jusqu’à faire d’elle presque la réincarnation, féminine, du Christ. Peu à peu, elle devient la Mère des Shakers, une secte religieuse qui prône la chasteté pour l’absolution totale des péchés, en dévotion entière au seigneur. Suivie de quelques disciples, elle s’embarque dans la traversée de l’Atlantique dans le but de propager sa foi, cette croyance et cette doctrine rare, où les femmes et les hommes seraient à égalité face à dieu.
Sous ses airs de biopic, « Le Testament d’Ann Lee » s’impose surtout comme une sublime proposition artistique. Au-delà de nous plonger dans les tenants et les aboutissants de la naissance de cette secte religieuse, Mona Fastvold envoûte, ensorcelle presque, le spectateur dans cet amalgame artistique réussi. L’aspect comédie musicale n’est pas du tout exploré au sens classique du genre et se présente plutôt comme une chorégraphie harmonieuse, où mouvements et musiques s’entremêlent pour donner vie à une danse envoûtante, de laquelle se dégage un sentiment de dévotion total.
L’esthétique est soignée, les décors et les costumes d’époques s’intègrent à merveille à cette mise en scène chorale, exposée par des plans allant du moyen au large et regorgeant de détails, telle une peinture neo-classique. Amanda Seyfried dans le rôle titre est incroyable, non seulement parce que le ton de sa voix est d’une agréable mélodie, mais aussi et surtout parce que son interprétation pure et douce rend le personnage humain, accessible et quelque peu fascinant. La jeune blonde porte vraiment le film sur ses épaules et complète à merveille cette fresque musicale.
« Le Testament d’Ann Lee » est une belle réflexion sur la foi, la révélation d’une femme aux idées certes choquantes, mais révolutionnaire pour son temps, qui prend la forme magnétique et ensorcelante de l’alliage des plus beaux arts, offrant au spectateur, plus qu’un voyage dans le temps, un vrai voyage visuel et sensoriel.
Sortie salle (France) : 11 mars 2026, The Walt Disney Company France




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