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« Hamnet »

  • Photo du rédacteur: Charlotte Fuga
    Charlotte Fuga
  • 21 janv.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 minutes

de Chloé Zhao (2026)



En 1580, dans un petit village aux abords d’une forêt, un jeune professeur de latin sans le sous tombe éperdument amoureux d’Agnes, une jeune femme libre et proche de la nature, considérée comme une sorcière. Contre la volonté de tous, ils se marient et fondent une famille. Ils mènent une vie tranquille et en apparence équilibrée , Will alternant allers-retours avec Londres pour poursuivre son rêve de dramaturge, tandis qu’Agnes, en bonne mère au foyer, continue d’élever seule et de protéger leurs trois enfants. Jusqu’à ce qu’une terrible tragédie ne les touche. Tragédie qui les sépare, mais qui donne également naissance à l’une des plus belles œuvres qui n’ait jamais existé. La tragédie de « Hamlet ».


Librement inspiré de la vie du célèbre William Shakespeare, ce qui aurait pu donner un film un peu banal et niais est en réalité une très belle surprise. Agréable, envoûtante et touchante. Pas facile de s’attaquer à ce genre de sujet sans tomber dans l’excès de pathos et en faire un autre film à l’eau de rose. 


Un très beau pari que relève Chloé Zhao, qui maîtrise sa mise en scène d’époque, ses plans poétiques, l’équilibre entre ses paysages et ses personnages, et qui a su s’entourer d’un casting à point nommé pour donner vie à ce récit. Les fans adoreront Paul Mescal en romantique dramaturge en devenir, mais la réelle force du film repose indéniablement sur l’interprétation de Jessie Buckley, tout simplement puissante, subjuguante et sublime - de quoi nous ensorceler d’émerveillement. 


Ce tandem fonctionne remarquablement, suscite toute notre empathie, nous implique émotionnellement dans chaque épreuve du récit et contribue à nous transporter dans ce rythme dynamique, quelque peu dramatique et avec la juste pointe de théâtral qui fait honneur à celui qu’elle glorifie. 


Sublimé par la bande son de Max Richter, « Hamnet » gagne davantage en profondeur grâce à cette composition qui accompagne délicatement les plans et valorise avec justesse et authenticité les inégalables vers shakespeariens. 


Un beau film, bien écrit et émouvant, riche et profond, qui nous transporte autant qu’il nous émeut, sans en faire trop., mais juste ce qu’il faut.


Sortie salle (France) : 21 janvier 2026, Universal Pictures France


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