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« La Frappe »

2 sept.
2 min de lecture

de Julien Gaspar-Oliveri (2026)



Enzo et Carla sont livrés à eux-mêmes depuis plusieurs années. Forgés en famille d’accueil, ils sont désormais deux adultes responsables, l’une inscrite à l’université et l’autre qui dirige son business au marché. Le jour où leur père Anthony sort de prison, Enzo et Carla, d’abord unis dans la souffrance, n’envisagent pas la suite de la même façon. Tandis que Carla a fermé définitivement la porte à toute relation avec son père, Enzo semble faire table rase du passé et l’accueille à bras ouvert, désireux réunir cette famille déchirée. S’ils avaient tous deux retrouvé un équilibre de vie, le retour d’Anthony fait ressurgir tous les traumas de leur passé. 


Premier film signé Julien Gaspar-Oliveri, « La Frappe » nous frappe en plein cœur, en pleine poitrine, de plein fouet. Un sujet oppressant, traité avec une maîtrise rare, pour un résultat à la fois poignant et glacial.


Tout est suggéré, rien n’est explicité. Les silences, les non-dits, les regards et les larmes dévoilent tout ce qu’il y a à dévoiler et appuient cette profonde souffrance qui anime les jeunes protagonistes et transpire par tous leurs pores.


Regard intimiste sur ces traumas encore trop tabou, « La Frappe » s’impose par sa mise en scène minimaliste, au réalisme cru, presque documentaire. Un voyeurisme bienveillant, accentué par deux jeunes acteurs aux prestations vraies et authentiques.


Visuellement, « La Frappe » n’a rien d’extraordinaire. En revanche, Julien Gaspar-Oliveri nous offre, pour un cinéaste en herbe, une vraie masterclass sur le plan scénaristique, car rares sont les films qui, en si peu de mots, véhiculent ce genre de récits avec autant de puissance.


Un premier film d’une dureté perturbante, qui mélange magistralement autobiographie et fiction de cinéma.


Sortie salle (France) : 2 septembre 2026, Ad Vitam


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© 2025 by @lavisdecharlie

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