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« Hurlevent »

  • il y a 7 jours
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 17 minutes

de Emerald Fennel (Wuthering Heights, 2026)



Dans le Yorkshire, la petite Cathy Earnshaw vit seule avec son père, ivrogne, et leurs domestiques. Un jour, après une soirée arrosée, Monsieur Earnshaw ramène un enfant abandonné et décide de lui offrir son toît. Cathy, absolument ravie de son nouvel ami, le nomme Heathcliff, comme son frère défunt. Il devient son meilleur ami, son confident, son « animal de compagnie », comme aime à le souligner son père. Cathy et Heathcliff deviennent inséparables, unis par une affection singulière, un sentiment de possessivité unique, un amour inconditionnel. Alors, lorsque Cathy accepte la demande en mariage du riche Edgar Linton, sous prétexte qu’elle ne peut envisager son avenir avec quelqu’un de pauvre, Heathcliff, dévasté, le cœur brisé, disparaît.


Adaptation de la première partie du roman culte d’Emily Bronte, le « Hurlevent » d’Emerald Fennell nous plonge au cœur de cette histoire d’amour à la fois iconique, passionnelle et profondément toxique. La cinéaste s’approprie entièrement le récit, qu’elle revisite légèrement à sa sauce pour l’intégrer dans cet univers tout à elle. 


Pathos, opulence et grandiloquence, Emerald Fennell a encore une fois recourt à l’hyperbole pour donner de la structure à son récit, de la profondeur à ses personnages et du corps à ses plans et ses séquences. L’esthétique est reine, on salue la promesse visuelle qui se traduit dans les moindres détails, grâce à une mise en scène époustouflante, une cinématographie sublime, une bande son entraînante et des costumes splendides. 


Lorsque notre cœur ne bat pas à la chamade pour le sort des deux protagonistes, c’est notre regard qui s’émerveille face à des images parfois presque pensées comme une exposition photographique. L’alchimie entre Margot Robbie et Jacob Elordi est évidente, électrique, et chacun réussit à donner une interprétation profonde et nuancée de ces héros de roman, faits et refaits. 


Les plus romantiques d’entre nous verseront leur petite larme, alors pour les gros sensibles, choisissez un cinéma qui ne rallume ses lumières qu’à la toute fin du générique.


« Hurlevent » est à voir parce que c’est un beau film, aux plans parfois mémorables, parce qu’il est la parfaite traduction de l’imaginaire de son auteur-réalisatrice, et parce qu’il nous transporte dans un univers, dans une époque, dans une histoire différente de la notre, qui, en bien ou en mal, nous secoue. 


Et pour tous ceux qui aime le controversé, on est loin de « Saltburn », néanmoins, cet « Hurlevent » va vous régaler.


Sortie salle (France) : 11 février 2026, Warner Bros France


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© 2025 by @lavisdecharlie

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