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« Colony »

  • 27 mai
  • 2 min de lecture

de Sang-Ho Yeon (2026)



À Séoul, dans l’immense gratte-ciel d’un centre commercial, suite à une conférence biotechnologique, une mystérieuse contamination extrêmement contagieuse et dévastatrice se propage, transformant chaque personne contaminée en une sorte de zombie cannibale. Afin d’arrêter la propagation, les forces de l’ordre décident de boucler le bâtiment, forçant tous les survivants coincés à l’intérieur à y rester, confinés. Désespérés, ceux-ci attendent l’arrivée des secours, tout en essayant de rester en vie. Malheureusement, la tâche s’avère bien plus compliquée que prévu, le nombre des personnes contaminées augmente et les survivants ont de plus en plus de mal à rester à l’abri. Il se pourrait même que les forces de l’ordre n’arrivent jamais.


Acclamé pour « Dernier Train pour Busan » en 2016, Sang-Ho Yeon revient avec un autre film de genre, apocalyptique sur les bords, où la race humaine est à nouveau en proie à la zombification. Loin du chef d’œuvre pour lequel il s'est fait connaître, « Colony » retrouve tout de même des éléments de style qui fonctionnent et le rendent une proposition à part entière et efficace. 


L’effet de huis clos des personnages enfermées dans cet espace confiné en proie à leur destin appuie l’effet anxiogène de la mise en scène. Le travail sur le son, dérangeant et cacophonique, intensifie une forme de malaise. 


Le rythme dynamique du montage et la rapidité des mouvements de caméras, alternant gros plans et plans larges, viennent enfin confirmer ce sentiment d’urgence déjà véhiculé par un scénario post-apocalyptique. 


Néanmoins, la métaphore du propos reste indéniablement le point fort de « Colony », qui utilise le genre pour souligner, aujourd’hui plus que jamais, les dangers du tout-connexion et de l’uniformisation, ainsi que de cette intelligence artificielle dévastatrice qui, comme les morts vivants, se nourrissent et évoluent grâce à toutes nos données. 


A sa façon, Sang-Ho Yeon lance un cri d’appel sur l’état mental de nos sociétés hyperconnectées face à des humains désolidarisés. Il reste fidèle à son style et nous régale avec une mise en scène spectaculaire et cauchemardesque, pleine de suspense et aux notes quelques peu jouissives.


Sortie salle (France) : 27 mai 2026, ARP Sélection


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© 2025 by @lavisdecharlie

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