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« Cocotte »

  • il y a 6 jours
  • 2 min de lecture

de György Pálfi (Kota, 2026)



En Grèce, dans un petit village de bord de mer, une poule au plumage noir s’échappe de son élevage et se retrouve à traîner dans la cour d’un restaurant, où elle fait ce qu’elle peut pour protéger ses œufs. Dans sa quête de survie, elle est confrontée à des humains au bon fond, mais aux activités douteuses. Elle navigue à travers une société corrompue et malhonnête, à la recherche d’un cadre suffisamment sécurisant pour que ses petits puissent enfin voir le jour.


Petit film modeste, « Cocotte » est une agréable surprise, pleine d’originalité, signée Gryörgy Pálfi. Le réalisateur Hongrois choisit en effet d’adopter le point de vue d’une poule pour nous balader à travers cette critique sociale, à cheval entre le style tragique d’Homère et le cynisme de La Fontaine. 


Un drame aux accents de comédie noire, rythmé par les difficultés que cette poule rencontre pour protéger ses œufs, sur un fond beaucoup plus grave et violent, entre traffic de migrants et règlements de comptes. 


Malgré des dialogues tenus au minimum et les personnages humains maintenus sur un plan secondaire, le destin de cette poule nous captive et véhicule la critique sociale de son auteur bien plus efficacement. 


C’est la narration imprévisible qui nous tient en haleine, et l’absurdité de cette protagoniste à plumes qui nous captive et nous surprend agréablement. « Cocotte » est à voir, car elle s’inscrit dans ces œuvres audacieuses, atypiques et marquantes grâce à la simplicité de son récit, le dynamisme de sa mise en scène et l’intelligence de son réalisateur. 


Un film digne d’une tragédie grecque, à laquelle notre anti-héroïne galliforme ajoute une touche exquise de grotesque.


Sortie salle (France) : 27 mai 2026, Paname Distribution


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