« La Gifle »
- 18 mars
- 2 min de lecture
de Frédéric Hambalek (Was Marielle weiß, 2026)

Julia et Tobias ont tout du couple parfait - chacun est épanoui professionnellement, ils semblent unis et ont une belle relation avec leur fille adolescente, Marielle. Jusqu’au jour où, après une dispute, cette dernière se fait gifler par sa camarade de classe. Un vrai tournant dans l’équilibre de la famille, à partir du moment où cette gifle lui donne des pouvoirs télépathiques. Désormais, Marielle voit et lit tout ce qui traverse l’esprit de ses parents, même lorsqu’ils ne sont pas tous réunis. Le couple qui semblait parfait ne l’est de toute évidence pas. La jeune fille est confrontée à des vérités qui ternissent son innocence, la confiance se brise. Aux yeux de tous, il devient primordial de retrouver cet équilibre d’avant.
Petit film sans prétentions qui se révèle être une belle surprise, « La Gifle » surprend et séduit par son humour noir et sa narration très crue. Cet effet très brut se traduit dans l’image, qui se caractérise par des plans très statiques, peu de dialogues et un rythme globalement lent, qui permet à la caméra de prendre le temps de scruter les réactions et les gestes de ses personnages.
Agrémenté par des notes d’absurde, le film couvre intelligemment la question des vérités et des mensonges au sein d’un noyau familial et explore les risques interpersonnels qui découlent de l’abolition de la vie privée.
Malgré le côté un peu niche de la réalisation qui le range sans aucun doute dans les cases de cinéma d’auteur et de film de festival, « La Gifle » reste une proposition accessible, qui fait réfléchir.
De quoi donner une chance à ces 1h26 de film.
Sortie salle (France) : 18 mars 2026, Paname Distribution




Commentaires