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« Backrooms »

  • 17 juin
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

de Kane Parsons (2026)



Clark est directeur d’un magasin de meubles. Il rêvait d’être architecte et a sacrifié son rêve pour sa vie de couple, qui s’est lentement effondrée. Seul et frustré, il subit son quotidien monotone, rythmé par quelques séances chez sa psy, la renommée Dr Mary Kline, pendant lesquelles il tente d’exorciser une colère qui le ronge et le consomme. Un jour, il découvre une sorte de passage à travers un mur dans le sous-sol de son magasin, qui cache un phénomène beaucoup trop intrigant. Pourrait-ce n’être que le fruit de son imagination ?


Révélation d’un nouveau petit prodige du cinéma de genre, « Backrooms » marque, encore différemment après le très récent phénomène « Obsession », un autre tournant dans la façon de concevoir et redéfinir les codes du genre.


Révélé grâce à ses vidéos sur YouTube, Kane Parsons a réussi à convaincre l’un des plus gros studios de cinéma indépendant américain de le suivre dans ce pari fou : transposer son univers né du digital, au grand écran de cinéma.


Adapté de sa propre web serie « Kane Pixels », « Backrooms » s’impose comme un pari tant risqué qu’audacieux, néanmoins relevé haut la main. Avec une mise en scène globalement minimaliste, une poignée de personnages restreints et un budget modeste, le jeune cinéaste propose un vrai exercice de style et nous transporte dans cet imaginaire à la fois angoissant, terrifiant et fascinant.


Loin du gore et des jump scares, il y mêle science-fiction et thriller psychologique, instaurant une atmosphère mystique et malaisante et  rappelant avec une certaine distance les grands maîtres du genre, tout en soignant une narration englobée d’une esthétique unique.


Pour un premier film, « Backrooms » est d’autant plus étonnant qu’il est maîtrisé et totalement innovant. La critique sociale y est subtile et la métaphore très habile, laissant le spectateur aussi intrigué que déstabilisé.


La performance impeccable de Chiwetel Ejiofor accompagnée d’une Renate Reinsve d’une grande finesse, viennent sublimer une proposition d’ores et déjà convaincante, lui donnant cette profondeur en plus. Un film à voir sans l’ombre d’un doute.


Osé et original, intrigant et ambigu, « Backrooms » pourrait bel et bien s’imposer comme une pépite du cinéma de genre, voire comme un bouleversement dans son évolution.


Sortie salle (France) : 17 juin 2026, Metropolitan FilmExport


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