« Obsession »
- il y a 6 jours
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de Curry Barker (2026)

Bear est amoureux depuis toujours de son amie Nikki, mais grand timide, il n’a jamais eu le courage de lui faire part de ses sentiments. Alors lorsqu’il apprend qu’elle a posé sa démission et qu’il risque de ne plus la voir aussi souvent qu’avant, il se décide à lui avouer ce qu’il ressent. Avec l’aide de Ian, son meilleur ami de toujours, il prépare au mieux son discours, mais reste terrifié à l’idée de devoir affronter le sujet. Pour faciliter sa démarche, il décide de lui faire un cadeau, un petit geste d’affection qui pourrait l’aider à plaider sa cause. Il se rend dans une boutique ésotérique et cherche un pendentif pour remplacer celui qu’elle a perdu. Au lieu de cela, il tombe sur une petite boîte à voeux, objet on ne peut plus symbolique pour accompagner un nouveau départ. Le moment venu, Bear ne trouve pas le courage de lui donner, et dans un élan de frustration, utilise lui-même ce bâton à voeux, bien loin de se douter que sa vie allait désormais prendre un tout autre tournant.
Si Ari Aster et Robert David Mitchell avaient un enfant, ce serait « Obsession » et ce serait un sacré sale gosse. En une phrase, de 20 mots, c’est ce qui m’a convaincue à faire d’ « Obsession » ma dernière priorité de visionnage. Et heureusement ! Ce nouveau petit bijou du cinéma de genre est un must pour les amateurs du genre et un incontournable à découvrir sur grand écran, en salle pleine.
En effet, l’univers d’Ari Aster - crise psychique ou émotionnelle qui dégénère jusqu’au cauchemar total - rencontre celui de Robert David Mitchell - caractérisé par une impression de rêve étrange et flottant, entre adolescence, menace diffuse et irréalité du quotidien - pour donner vie à cette œuvre parfaitement équilibrée, révélant un réalisateur prometteur.
Deuxième long-métrage seulement de Curry Barker, « Obsession » lui permet de s’imposer comme vraie figure montante du genre. Sa réalisation est à point, chaque détail est réfléchi et sert parfaitement un scénario extrêmement bien ficelé de base, au rythme soutenu et aux justes rebondissements.
Au delà de sa réussite stylistique, Curry Barker excelle dans sa direction d’acteurs en s’entourant d’un casting - pour la plupart méconnu du public - qui incarne magistralement ses personnages et ne fait que compléter cette atmosphère à la fois tendue et déjantée, drôle et angoissante.
Une pépite, un régal à la fois pour les amateurs du genre, ainsi que le plus curieux et les plus courageux.
Sortie salle (France) : 13 mai 2026, Le Pacte




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