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« The Bride ! »

  • 4 mars
  • 2 min de lecture

de Maggie Gyllenhaal (2026)



Chicago, 1930. Depuis plusieurs siècles maintenant, Frankenstein est rongé par la solitude. Il se rend chez le Docteur Euphronious et la supplie de lui créer une compagne qui partagera sa vie. D’abord réticente, le Docteur Euphronious finit par céder et redonne vie à Ida, tragiquement décédée quelques mois plus tôt. Esprit libre et rebelle, la jeune femme ressuscitée, qui ne se souvient pas de sa vie d’avant, est difficile à appréhender. Mais au fur et à mesure qu’elle retrouve goût à la vie, leurs différences ne font que les rapprocher. Sa mémoire revient, ses batailles ressurgissent, ainsi que son profond désir de justice. Femme de Frankenstein ou femme tout court, c’est exactement ce qu’Ida réapprend à définir.


Malgré un début un peu chaotique, presque parodique sur les bords, « The Bride ! » réussit rapidement à prendre son envol. Sous ses airs évident de blockbuster américain, Maggie Gyllenhaal lui donne une dimension bien plus profonde jusqu’à en faire un intéressant manifeste féministe. Elle s’approprie entièrement l’univers du conte culte et populaire de Marie Shelley et idealise un scénario entièrement original, au centre duquel elle met une femme aux fortes convictions et à la lutte engagée, comme  personnage principal. 


Le personnage de Frank est écrit de façon à laisser Ida sous les projecteurs, faisant d’elle le vrai moteur de l’intrigue. Afin de donner vie (sans mauvais jeux de mots) au mieux à ce scénario, la réalisatrice s’entoure des meilleurs - un casting cinq étoiles, à commencer par une Jessie Buckley qui crève l’écran et qui donne au film toute sa substance. Christian Bale, impeccable dans le rôle de la créature, seconde parfaitement sa co-star ; Jake Gyllenhaal, Penelope Cruz et Peter Skarsgaard viennent compléter cette énergie délirante, à la fois divertissante et poignante. 


La mise en scène est tout ce qu’on attend d’elle, des décors jusqu’aux costumes, un peu opulente, sans en faire trop. Le montage rythmé et dynamique, la bande son électro-pop et les couleurs sombres de l’image appuient cette atmosphère obscure, voire morose, qui découle de cet univers à la fois stylisé, subversif, intime et sensoriel. 


Sans être l’incontournable de l’année, « The Bride ! » promet une belle séance de cinéma.


Sortie salle (France) : 4 mars 2026, Warner Bros. France


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© 2025 by @lavisdecharlie

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