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« Romería »

  • 8 avr.
  • 2 min de lecture

de Carla Simón (2026)



Marina, jeune fille adoptée depuis la petite enfance suite au décès de ses deux parents, est amenée à se rapprocher de sa famille d’origine, à Vigo, dans le but d’obtenir un document administratif nécessaire pour ses demandes de bourses universitaires. Ces quelques jours sont une opportunité de renouer avec ses origines et d’en apprendre plus sur ses parents, dont elle ne connaît finalement que très peu de choses. Mensonges, secrets, non-dits, tension, le sujet de ses parents semble ouvrir une boîte de pandore. Grâce à ses oncles, ses tantes, ses cousins et ses grands parents, Marina revit des souvenirs de leur époque et trouve les réponses à ses questions. Elle ne refera pas le passé, n’effacera pas les injustices, mais peut rétablir la vérité pour continuer à les faire vivre à travers une mémoire sincère et véridique. 


Avec « Romeria », qui s’inscrit comme son troisième long-métrage, la cinéaste catalane Carla Simón puise à nouveau dans son histoire, son héritage familial. Encore un film très personnel, au style parfois presque documentaire, qui creuse les complexités familiales, les thématiques d’appartenance, d’identité, de filiation avec une tendre délicatesse. 


Malgré une caméra très proche du réel qui ancre vraiment ce vécu et intensifie d’une certaine façon la dimension sociale du film, la cinéaste va plus loin dans sa réalisation et s’appuie également sur l’onirisme pour nous immerger dans le souvenir des parents de la jeune Marina et dans cette époque où tout semblait permis. 


Point fort du film, plein de poésie, cette scène à rallonge, qui constitue le cœur de la beauté de « Romería », celle qui nous plonge au cœur du souvenir des parents de Marina, des années 80 et de cette envie de vivre libres, insouciants. Sa mise en scène prend d’ailleurs un tournant et ce voyage dans le temps s’associe à un voyage artistique et visuel. 


« Romería » fait partie de ces films un peu hybrides, qui prennent le temps de faire leur chemin dans la tête du spectateur et les laissent, sans trop savoir comment ou pourquoi, avec des images fortes et un sentiment qui ne les quitte pas. 


Lent, parfois contemplatif, un beau film personnel à sa réalisatrice qui s’inscrit dans une belle évolution de style et nous touche, à sa façon.


Sortie salle (France) : 8 avril 2026, Ad Vitam Distribution


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© 2025 by @lavisdecharlie

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