« Microstar »
- 8 juil.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 1 jour
de Léopold Kraus (2026)

Gabriel rêve de devenir acteur. Fils de personne, il passe des castings et enchaîne les refus. Sa casquette d’influenceur sur Instagram lui rapporte quelques collaborations rémunérées, mais rien de suffisamment fort qui ne le fasse se démarquer. Sa carrière est loin de décoller et la perspective de sa vie de rêve semble de plus en plus s’éloigner. Grâce à l’une de ses followeuses, il rencontre Leopold, un riche parisien qui veut faire de lui son associé. Une personnalité extravagante qui a accès aux clubs les plus prisés de Paris et qui fréquente les jeunes mannequins et actrices les plus sexy de la ville. Leopold, qui vit déconnecté de la réalité, pourrait bien être ce tournant, cette rencontre déterminante qui lui ouvrirait toutes les portes du succès. Parce que la vie est dure quand on veut percer et qu’on n’est pas un nepobaby.
Pour un premier long-métrage, « Microstar » est une proposition au fond intéressant. Le jeune Leopold Kras part sur une comédie, sous forme de récit d’apprentissage, pleine de légèreté et d’humour.
Raconté avec bienveillance, son film se positionne comme une gentille réflexion sur les nepobabies à l’avenir tout tracé. Une réflexion critique, dont toute l’ironie transparaît grâce aux choix des acteurs qui interprètent les rôles principaux : Abraham Wapler, fils de Valerie Benguigui et Raika Hazanavicius, fille de Serge Hazanavicius - qui jouent avec brio, humour et en bonne intelligence, avec cette pointe d’autodérision, qui les rends si attachants. S’ils sont bons et méritent bien les rôles qu’ils interprètent, c’est néanmoins la performance de Félix Lefebvre qui ne nous laisse pas indifférents. Bien loin des rôles auxquels il nous a habitués, il incarne à merveille ce rôle de jeune privilégié complètement excentrique, se joue de la caricature et réussit à apporter une présence et une profondeur unique au personnage, le rendant à la fois attachant et détestable.
Ce premier film est d’envergure modeste, à la fois dans son fond et dans sa forme, mais fait passer un agréable moment, grâce à l’humour intelligent qui englobe cette intrigue simple et surtout, grâce à cette brochette de jeunes talents dont le plaisir de construire, créer et s’affirmer transparaît en bonne et due forme à l’écran.
Sortie salle (France) : 8 juillet 2026, Moonlight Films Distribution




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