top of page

« Une année italienne »

  • 10 juin
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 8 heures

de Laura Samani (Un anno di scuola, 2026)



A dix-sept ans, Fred, une jeune suédoise, s’installe à Trieste avec son père. Elle rentre au lycée technique de la ville, composé exclusivement de garçons, et dans lequel elle se fait remarquer, non seulement grâce à ses attributs, mais surtout par son répondant. Elle s’intègre rapidement dans un petit groupe de trois garçons, et les quatre adolescents deviennent inséparables. Fred est désormais l’une d’entre eux, mais demeure néanmoins l’objet de plusieurs désirs. Amitiés, amours, jalousies, les cartes sont rebattues et les équilibres chamboulés, tout au long de cette année de terminale qui va les marquer.


Au gré de l’esthétique très nostalgique d’une Italie des années 2000, Laura Samani signe avec « Une année italienne » un très beau récit d’apprentissage.


Le scénario est certes très classique, laissant place à une intrigue prévisible, mais la réalisatrice livre un film réussi et touchant grâce à une réalisation maîtrisée, un regard bienveillant et une approche sensible, qui transparaît dans ses images.


En toute simplicité, elle rend attachants et touchants les quatre protagonistes dont les subtilités sont délicatement révélées grâce aux performances des jeunes acteurs qui les incarnent. Le combo des images, de la musique, et de ce rythme narratif insouciant nous transporte entièrement et avec un certain entrain dans l’année de ces personnages, face à leurs doutes, leurs deuils, leurs joies et leurs émois.


Un passage à l’âge adulte qui fait écho au contexte historique du film - cette ville italienne frontalière avec la Slovénie, à l’époque où cette dernière rejoint l’Union européenne - sans toutefois jamais tomber dans la métaphore forcée et prenant soin de rester simple, accessible, et parfaitement intemporel, permettant au spectateur de se laisser porter.


Un petit film touchant, susceptible de faire naître plus d’un sourire sur le coin de nos lèvres.


Un petit film qui ne révolutionne peut-être rien, mais suffit à réveiller les sentiments associés aux premières jeunesses et à nous replonger dans un agréable voyage nostalgique, le long des sentiers de la mémoire.


Sortie salle (France) : 10 juin 2026, Arizona Distribution


Commentaires


Pour une fois, arrivez avant le générique de fin. Abonnez-vous.

© 2025 by @lavisdecharlie

  • Instagram
  • Linkedin
bottom of page