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« Les Fleurs du Manguier »

  • 22 avr.
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 avr.

de Akio Fujimoto (Harà Watan, 2026)



Le petit Sharif, âgé de 4 ans seulement et sa grande sœur Somira, 9 ans, quittent le camp Rohingya dans lequel ils ont grandi, au Bangladesh, dans l’espoir de rejoindre ce qu’il reste de leur famille en Malaisie. Une traversée risquée, pendant laquelle tous les réfugiés partent pleins d’espoir et nombre d’entre eux perdent la vie. Sharif et Somira ne savent pas exactement à quoi ressemble leur destination, mais savent qu’un grand manguier leur indiquera l’arrivée. 


Ce troisième long-métrage d’Akio Fujimoto aborde un sujet encore très tabou et peu représenté au cinéma: celui d’une communauté en péril qui n’a d’autre choix que de fuir pour espérer survivre et trouver une forme de paix. 


Caméra à l’épaule, casting sauvage, scénario simple basé sur de vraies expériences vécues - Akio Fujimoto nous livre ce qui s’apparente presque à un documentaire, tellement la dimension réaliste et crue est poignante. On ne s’attend à rien et en même temps on s’attend au pire. Le film, très auteur, alterne de beaux plans, une composition sublime, mélodieuse et dramatique et des scènes d’une cruauté et d’une violence dure et consternante. 


Le spectateur, impuissant, suit donc ces deux enfants, extrêmement attendrissants, pleins d’innocence, qui rêvent d’une vie meilleure.


« Les Fleurs du Manguier » est loin d’être accessible, mais s’impose comme un film d’une importance capitale, un porte parole d’une communauté qu’on fait taire, une opportunité de laisser place à leur voix.


Sortie salle (France) : 22 avril 2026, Arizona Distribution


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