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« Les Contrebandiers »

16 sept.
2 min de lecture

de Padraic McKinley (2026)



Au cœur de l’Oregon, en 1933 à la fin de la prohibition, Samuel Murphy est séparé de sa fille et envoyé dans un camp de travail forcé, géré par le magnat JJ Clancy. Ce dernier, qui comprend vite que Murphy est prêt à tout pour retrouver sa fille, lui propose une dangereuse mission de contrebande d’or avec, à la clé, une liberté anticipée, qui lui permettrait de retrouver sa fille et de prendre un nouveau départ . Or, dans le monde des affaires, rien n’est linéaire, et quand on enlève à un homme la possibilité de nourrir sa famille, il devient désespéré. Et un homme désespéré, c’est un homme violent. 


Avec cette touche un peu à l’ancienne, « Les Contrebandiers » s’avère un très bon thriller d’aventure. Au delà de la dimension de survie, le film met aussi le doigt sur les failles de tout un système de l’époque, injuste et corrompu, qui trouve tout de même une certaine résonance (subtile) avec notre époque.


Sans tomber dans des discours de moralités évidents, « Les Contrebandiers » captive par son côté haletant, sa mise en scène d’époque grandiose aux décors naturels et son casting parfaitement choisi, porté par un Ethan Hawke et un Russel Crowe qui incarnent brillamment les antagonistes.


Padraic McKinley fait preuve d’une certaine finesse dans sa réalisation et trouve non seulement le parfait équilibre entre le réalisme et le spectaculaire, le brut et l’organique, mais rend aussi hommage à ce même cinéma des années 70 et donne à ce genre de série B une vraie touche d’auteur, davantage art et essai.


Un bon film dans son genre, efficace, prenant et bien interprété, que le côté old school rend d’autant plus apprécié.


Sortie salle (France) : 16 septembre 2026, SND


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