« La Fin d'Oak Street »
- 12 août
- 2 min de lecture
de Robert David Mitchell (The End of Oak Street, 2026)

Dans le quartier résidentiel d’Oak Street, les Platt ont tout de la famille parfaite en apparence. Souriants, serviables, sympathiques, ils ont tout pour eux dans ce voisinage calme et paisible. Mais la vie de la famille est bien plus tumultueuse que ce qu’ils ne laisse paraître, les tensions se font plus fortes, le couple semble pendre à un fil et les enfants sont en roue libre. Jusqu’à ce qu’un événement inattendu bouscule toute la tranquillité du quartier, et l’apparent équilibre des Platt. Un fort orage et une pluie torrentielle semblent transporter tout le quartier, ou à l’inverse amener l’ère du Jurassique à eux. Comme s’ils étaient coincés dans une bulle spatio-temporelle, c’est une sorte de cauchemar, qui devient réalité.
David Robert Mitchell, figure singulière du cinéma de genre contemporain, revient avec une proposition originale et déroutante. Vraie lettre d’amour ouverte aux grands maîtres qui l’ont inspiré, et tout particulièrement Spielberg, Mitchell fait honneur à ce cinéma de science-fiction des années 80, tout en jouant avec les codes et adoptant l’angle de la dérision et du second degré.
Dans « La Fin d’Oak Street », « Jurassic Park » meets « E.T. L’Extraterrestre », « Rencontres du Troisième Type » avec un soupçon de « Super 8 » et une pointe de « Les Goonies ».
Vous l’aurez compris, ce dernier film de David Robert Mitchell grouille de références cinématographiques ; le réalisateur est malin, il se les approprie et les englobe dans une plus large dimension, où l’humour et le comique prédominent.
Un film qui se tient grâce à son second degré, et qui s’apprécie à travers le second degré. Le réalisateur s’éclate, les acteurs s’amusent - tout est mis en œuvre pour nous permettre de rire d’eux, avec eux.
La science-fiction n’est pas banalisée et sert bien de fil rouge au scénario et à tous les éléments qui découlent du génie de Mitchell. En la mélangeant a d’autres genres, il l’a fait exister à travers un prisme différent, qui la sort presque de sa niche de genre et la rend plus accessible à tous ceux qui ne sont pas forcément des adeptes de la science-fiction.
Sans se ranger dans le top de sa filmographie, « La Fin d’Oak Street » est suffisamment réussi pour nous divertir et nous faire sourire.
Un beau régal de cinéphile, certes pour les cinéphiles, mais avec cette touche suffisamment grand public pour s’inscrire dans les chouettes sorties de l’été.
Sortie salle (France) : 12 août 2026, Warner Bros France




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