« Good Luck, Have Fun, Don't Die »
- 15 avr.
- 2 min de lecture
de Gore Verbinski (2026)

Un soir pluvieux comme les autres à Los Angeles, un homme sale et débraillé, le torse entouré de câbles et un détonateur à la main, affirme venir du futur et avoir besoin de volontaires pour l’aider à sauver le monde. Il prétend qu’une IA menace l’humanité toute entière et qu’il faut agir vite, avant qu’il ne soit trop tard. Six individus, pour des raisons diverses et à un stade misérable et désespéré de leur vie, se joignent à lui dans ce qui semble être le coup de tête d’un homme en proie à sa folie. Ce groupe, dépareillé et improbable, sera-t-il celui qui va sauver le monde, où l’homme du futur sera-t-il contraint d’appuyer pour la 118ème fois sur le détonateur ? C’est un pari qu’ils sont prêts à faire.
Le génie de Gore Verbinski revient avec une proposition originale et déjantée. Le cinéaste, connu pour ses idées et son style excentrique, nous surprend avec une satire qui tire la sonnette d’alarme sur un sujet à la fois extrêmement actuel et révolutionnaire.
Portrait catastrophique d’un monde esclave de la technologie, et particulièrement de l’intelligence artificielle, « Good Luck, Have Fun, Don’t Die » pousse la réflexion de son auteur, et de son réalisateur, dans ses retranchements, sors le spectateur de sa zone de confort en lui imposant des scènes loufoques, d’apparence décousues, mais finalement suffisamment liées les unes aux autres pour appuyer brillamment son propos. Ce mélange des genres nous régale.
En riant des personnages, le spectateur se rit de lui-même. Néanmoins, ce voyage en absurdisme véhicule malgré tout une crainte réelle, qui ne se résume pas aux dangers d’une technologie en constante évolution, mais à la triste fatalité d’une humanité de plus en plus incapable de jouir de ce que le monde, le vrai, a à lui offrir.
Afin de nous embarquer au mieux dans cette dystopie, Gore Verbinski s’entoure d’un casting merveilleusement choisi, porté par un Sam Rockwell qui, encore une fois, se camoufle parfaitement dans son personnage au point de nous faire croire qu’il se bat contre l’IA depuis toujours. Une satire réussie, pleine d’autodérision, qui nous démontre inexorablement que l’homme a été, est et restera son propre bourreau.
Sortie salle (France) : 15 avril 2026, Metropolitan FilmExport




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