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« Il Maestro »

  • 11 mars
  • 2 min de lecture

de Andrea Di Stefano (2026)



Italie, années 80. Dans le petit village de San Vito di Cadore, le jeune Felice âgé de 13 ans rêve de devenir champion de tennis. Devenu imbattable et grand gagnant de tous les championnats régionaux grâce aux entraînements cartésiens, scolaires et rigoureux de son père, humble ingénieur électrique, sa carrière s’apprête à prendre un nouveau tournant lorsque ce dernier décide de sacrifier les vacances et les économies de la famille pour lui payer un entraîneur, un vrai, afin d’accéder aux tournois nationaux. Felice se retrouve donc sous la responsabilité d’un ancien joueur de tennis professionnel, dépressif et suicidaire, aux méthodes d’entraînement bien plus laxistes que celles de son père. La vie avant le sport : il ne lui apprend rien en tennis, mais lui apprend à vivre, ou du moins essaye. Il n’est pas sûr que Felice puisse devenir un vrai champion, en revanche, il espère en faire un petit bout d’homme heureux. 


Pour ce dernier long-métrage, Andrea Di Stefano s’inspire de son propre vécu. Il puise dans ses mémoires d’enfance pour raconter l’histoire non pas d’un jeune adolescent qui réalise son rêve, mais celui d’un enfant qui œuvre pour réaliser celui de son père, terrifié à l’idée de le décevoir, et qui croise le chemin d’un homme brisé qui cherche sa rédemption à travers ce jeune garçon. 


La réalisation est très classique et se base sur une mise en scène rétro, qui met bien en évidence l’esthétique des années 80. Même si le film se perd parfois dans quelques lenteurs, les lumières chaudes, la musique et les couleurs emblématiques des villes de Méditerranée accentuent ce côté nostalgique et nous font voyager dans ce souvenir, qui n’en est pas un.


Au casting : Pierfrancesco Favino - désormais l’italien préféré des français ? - dans le rôle de l’entraîneur, qui incarne à merveille cet ancien champion rongé par ses démons. Le jeune Tiziano Menichelli, pour qui c’est le premier rôle, réussit à nous attendrir et complète bien le rôle de son partenaire d’écran. 


Un drame en couleurs, qui prend soin de ses personnages et fait planer à merveille cette atmosphère à la fois douce et amère, qui n’en dit pas trop et est laissée à la libre interprétation du spectateur.


Sortie salle (France) : 11 mars 2026, Universal Pictures France


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© 2025 by @lavisdecharlie

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