« I Want Your Sex »
- 29 juil.
- 2 min de lecture
de Gregg Araki (2026)

Elliott, jeune homme naïf et un peu coincé, décroche un poste d’assistant auprès d’Erika Tracy, artiste contemporaine érotiquement provocante et affirmée. Le jour où elle lui propose de devenir son jouet sexuel, le monde d’Elliott est bouleversé. Ses fantasmes les plus fous deviennent réalité, jusqu’à développer une obsession, voire une addiction pour cette femme à la fois dominante et fascinante. Alors qu’un tout nouvel univers s’ouvre à lui, Elliott peine à retrouver sa réalité et se laisse avoir par manipulations, mensonges et trahisons.
Greg Araki, connu pour sa filmographie éclectique, revient ici avec une comédie noire érotique tout autant divertissante que poignante. Comme souvent dans ses films, on suit ce qui semble être un protagoniste en quête de soi, un jeune adulte, un peu en marge de la société, naïf et peu affirmé, qui se révèle à travers l’exploration de son désir.
Cette esthétique très 90s, tout en pop et néon, fait non seulement tout le charme du film mais rajoute aussi une vraie couche à son originalité et attise la curiosité - soulignant davantage les pulsions artistiques de son auteur et créant une vraie continuité dans son œuvre.
Tout est mis en œuvre pour célébrer la sexualité, en prenant néanmoins toujours soin de partager cela à travers un humour décalé et un ton quelque peu excentrique, qui d’antan plus d’effet grâce au mélange des genres à travers lesquels l’intrigue est articulée.
Dans l’ensemble, « I Want Your Sex » est une proposition audacieuse, moins provocante que ce que le cinéaste a pu pondre par le passé, mais pas moins jouissive. Grâce à ce style burlesque sur les bords qui allie chaos et comique, on en survole les quelques imperfections pour se laisser transporter presque aveuglément.
Âmes trop sensibles s’abstenir, à moins de ne pas craindre les quelques moments de trash ponctuel et une ouverture d’esprit suffisante pour accueillir ce second degré aguichant, qu’on adore.
Sortie salle (France) : 29 juillet 2026, Metropolitan FilmExport




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