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« Pillion »

  • 4 mars
  • 2 min de lecture

de Harry Lighton (2026)



Colin est un jeune homme timide et introverti, désireux de partager sa vie avec quelqu’un. Il fait la rencontre de Ray, grand blond beau comme un dieu, leader d’une bande de motards, qui fait de lui son soumis et l’intègre rapidement à son cercle. Mais Colin est un romantique et il tombe très vite amoureux de Ray. Alors, même si leur accord semble lui convenir, il aimerait bien, dans le fond, pouvoir s’afficher avec lui comme le font les autres couples et il sent bien que derrière des airs de dominant et dur à cuire, Ray pourrait être bien plus attaché à lui qu’il n’ose le montrer et surtout se l’admettre. 


Proposition originale et osée, Harry Lighton nous soumet avec « Pillion » une romance différente, d’un style qu’on a très peu l’habitude de voir au cinéma. Une belle réflexion sur un couple homosexuel qui semble trouver son équilibre dans le BDSM. 


Warning: âmes sensibles, s’abstenir - même si le réalisateur reste néanmoins très mesuré dans les scènes en question, concentrant surtout sa caméra sur les regards et les visages de ses personnages, qui traduisent bien plus d’émotions. C’est donc là que réside la force du film: dans l’humanité, la réalité et la sensibilité des personnages, dépeints sans artifices et en toute humilité. 


On s’attache immédiatement à Colin, bien entendu la gentillesse et la tendresse gagnent immédiatement la sympathie du spectateur, suscitant toute son empathie et créant une identification assez universelle à sa vision romantique du couple. Peu importe l’orientation, on ne peut que comprendre ce personnage singulier, amoureux de l’amour. 


D’autre part, malgré sa froideur apparente, Alexander Skarsgård donne de quoi s’attacher à Ray. C’est en effet dans son regard - et non, rien à voir avec le beau bleu de ses yeux - que l’on perçoit en son personnage une sensibilité cachée, le rendant lui aussi attachant, différemment. 


Un film intéressant, au scénario atypique qui ouvre une belle réflexion sur la notion de couple, la place des sentiments dans un monde régit par les apparences, et l’acceptation, ou non, de ces derniers.


Sortie salle (France) : 4 mars 2026, Memento Distribution


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