« Her Private Hell »
Dernière mise à jour : il y a 14 minutes
de Nicolas Winding Refn (2026)

Au cœur d’une métropole futuriste, Elle, une jeune actrice et fille d’un cinéaste narcissique qui l’a complètement abandonnée, est coincée dans un univers artificiel, dans lequel elle tourne un mauvais film de science-fiction. Par ailleurs, Private K, un soldat, traverse ce qui s’apparente à un enfer pour retrouver sa fille disparue. Au milieu de cela, le mystérieux Leather Man tue des jeunes femmes, et devient presque un monstre mythologique. Trois personnages dont les trajectoires s’imbriquent pour former un parfait triangle autour des relations père-fille.
Qui dit Nicolas Winding Refn dit osé, audacieux, provocant et quelque peu mystique. Présenté en séance de minuit lors du dernier festival de Cannes, « Her Private Hell » a évidemment été sujet de controverses. Injustement, car le film est entièrement fidèle à l’univers de son auteur et agit comme une vraie claque artistique visuelle.
Si le récit obéit davantage à une logique onirique, symbolique et associative, plutôt qu’à une progression dramatique classique, il gagne en profondeur grâce à l’esthétique baroque, rétrofuturiste et fétichiste, qui accentue tout le discours métaphorique du cinéaste.
« Her Private Hell » ne se comprend pas, il se ressent. La lecture se fait à travers la puissance des images et non à la lisibilité du récit.
Nicolas Winding Refn est fort, car il crée tout un univers artificiel, presque irréel. Il nous immerge dans une réalité où les personnages sont prisonniers de leurs propres fantasmes, un voyage stylistique et expérimental pour le spectateur.
Sans être le meilleur film du cinéaste, « Her Private Hell » reste une proposition unique, qui s’inscrit parfaitement dans son univers et recense toute une série de questionnements très personnels qui nous plongent au cœur même de son intimité.
Sortie salle (France) : 23 septembre 2026, The Jokers Films




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