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« Gorgonà »

  • 22 juil.
  • 1 min de lecture

de Évi Kalogiropoúlou (2026)



En Grèce, dans un petit village gouverné par une gigantesque raffinerie pétrolière, la loi est régie par un groupe d’hommes armés. A la tête de cette organisation mi-mafieuse mi-militaire, Nikkos, à la fois craint et respecté, doit organiser sa succession. Des tensions surgissent au sein de la bande lorsqu’il intègre Maria, sa protégée, au groupe dans cette course au trône. Ambitieuse et sans pitié, sa vie bascule, son cœur chavire et son équilibre de brise avec l’arrivée d’Eleni dans sa vie. 


Quand le drame et l’onirique retrouvent le social, cela donne « Gorgonà ».


Un premier long-métrage d’une puissance exceptionnelle, où le poignant se mêle à l’original, le cru se mêle au sublime, la critique sociale prend forme à travers le dystopique, presque post-apocalyptique.


La jeune réalisatrice Evi Kalogiroupoulou s’impose avec cette première œuvre stylisée - artiste visuelle, elle construit ici un univers très hybride, stylisé et presque mythologique en mélangeant des références à la Grèce antique et le cinéma de genre, sur ce fond de futur industriel très brut.


La beauté de « Gorgonà » découle de cette rébellion violente, ou plutôt du rejet d’une dictature patriarcale et de cette micro société masculiniste à travers une merveilleuse hyperstylisation de la violence. Une esthétique qui nous transporte, se joue des codes et sert d’autant plus son propos.


Une vraie proposition artistique, fruit de l’imaginaire de cette jeune cinéaste en herbe pour qui « Gorgonà » pourrait bien n’être que le point de départ d’un nouveau et fascinant univers cinématographique.


Sortie salle (France) : 22 juillet 2026, UFO Distribution


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© 2025 by @lavisdecharlie

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