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« Cinque Secondi »

  • 6 mai
  • 2 min de lecture

de Paolo Virzí (2026)



Suite à un terrible drame familial duquel il est tenu pour responsable, Adriano s’isole dans les anciennes écuries de la Villa Guelfi, une magnifique demeure abandonnée au milieu des vignes. Brisé, grincheux et solitaire, il fait la connaissance d’un groupe de squatteurs, de jeunes étudiants universitaires venus restaurer le domaine. Parmi eux, Matilde, une descendante directe de la famille Guelfi, souriante et pleine de vitalité, le sort de son isolement et lui redonne peu à peu goût à la vie. Pour Adriano, c’est le début de l’acceptation et d’un chemin vers la guérison.


Paolo Virzí revient avec un drame poignant, le drame d’un homme éteint et rongé par une culpabilité dévorante. Très justement interprété par Valerio Mastandrea, « Cinque Secondi » suit surtout l’évolution et la reconstruction d’un père de famille brisé. Le film est réussit, car au-delà de la nature très tragique du drame donnant la direction à son intrigue, Paolo Virzí évite de tomber dans un drame plombant et larmoyant et choisit de donner une direction optimiste et lumineuse à son récit.


Outre les couleurs vives de la nature du domaine qui reprend vie grâce aux travaux des jeunes, Galatea Bellugi incarne merveilleusement cette figure de liberté, d’indépendance et de vitalité représentée par le personnage de Matilde et apporte une réelle lumière à l’écran, un souffle de confiance et d’espoir qui aide considérablement le film à s’imposer dans un élan plus serein et plus encourageant.


« Cinque Secondi » est un beau film, très touchant, très humain, à même de nous faire verser une petite larme, tout en prenant soin de nous transporter dans ce qui s’avère être surtout un beau récit d’espoir, de reconstruction et de guérison.


Sortie salle (France) : 6 mai 2026, Pan Distribution


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