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« Autofiction »

  • 20 mai
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

de Pedro Almodóvar (Amarga Navidad, 2026)



Raúl est un cinéaste culte et réputé, dont la  carrière est remarquable. Malheureusement il souffre depuis plusieurs années d’une crise d’inspiration, incapable de pondre un nouveau scénario. Le jour où Monica, sa plus proche collaboratrice, doit soutenir l’une de ses amies les plus chères dans un drame déchirant, Raúl y voit son prochain projet. Il commence à écrire et ne peut plus s’arrêter, persuadé qu’il tient enfin son prochain film. Il donne vie au personnage d’Elsa, qui n’est autre que son miroir, un reflet de ce qu’il a enfoui et ne sait exprimer. Et si Elsa était une autre excuse pour ne pas affronter ce qui l’attend dans sa réalité ?


Le grand Pedro Almodóvar revient sur la Croisette avec une nouvelle proposition extrêmement personnelle. Dans la continuité de sa filmographie, fiction et réalité s’entremêlent pour donner vie, encore une fois, à un film profondément intime et personnel. Raúl c’est lui, lui est Raúl. 


Le scénario, original bien sûr, est indéniablement directement inspiré de la vie de notre cinéaste espagnol préféré. Un drame raconté avec cette pointe d’humour qui le caractérise tant et une esthétique si singulière, si particulière, si incroyablement almodóvarienne qu’elle ne peut que nous régaler. 


Une signature que l’on  reconnaîtrait entre mille, grâce à une mise en scène colorée, à la fois kitsch et élégante, accompagnée d’une bande son caractérisée par un lyrisme mélodramatique assumé et une sensualité élégante, ainsi que des personnages pris dans le drame de leurs propres vie. Un combo homogène et fascinant, typique de son univers. 


Au niveau des thématiques, notre cher Pedro revient sur ce qui caractérise son cinéma depuis toujours : le deuil, les relations intimes, la créativité et la mère - figure omniprésente, malgré son absence physique. 


Au casting, Bárbara Lennie est sublime et en impose comme alter ego féminin du protagoniste. A la fois touchante et attachante, elle nous transporte merveilleusement dans ce récit dramatique alternant réalité et fiction.


« Autofiction » n’est probablement pas le film le plus mémorable de son cinéaste, mais s’impose néanmoins comme une belle proposition, prenante, soignée et cohérente dans la globalité de son œuvre. Un Almodóvar, qui fait Almodóvar.


Sortie salle (France) : 20 mai 2026, Pathé Films


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© 2025 by @lavisdecharlie

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