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« Une enfance allemande - île d'Amrum, 1945 »

  • Photo du rédacteur: Charlotte Fuga
    Charlotte Fuga
  • 24 déc. 2025
  • 2 min de lecture

de Fatih Akin (Amrum, 2025)



Allemagne, 1945. Sur l’île d’Amrum, alors que le vent tourne pour l’Allemagne et que la guerre touche à sa fin, Nanning cherche à être un fils exemplaire. Fils d’un officier de la Wehrmacht, il veut faire la fierté de sa maman et faire honneur à sa famille. Malheureusement, membre des jeunesses Hitleriennes et originaire du continent, il peine à trouver sa place auprès des autres enfants, ainsi que sa légitimité sur cette île, principalement habitée par des résistants au régime. Mais malgré la guerre, lorsque sa maman accouche, il ne se donne qu’une seule mission : lui trouver du pain blanc, du beurre et du miel, pour lui redonner de l’appétit, et le goût de la vie. 


Inspiré d’une histoire vraie, Fatih Akin revient derrière la caméra avec une proposition douce et attendrissante. Sur fond de seconde guerre mondiale, il raconte la fin du régime à travers le regard naïf d’un petit garçon sur cette île allemande, isolée du chaos, légèrement préservée des horreurs, mais tout de même fort impactée par cette guerre. 


Ce bon petit soldat, quelque peu égaré et influençable, fait ce qu’on lui demande et ne remet rien en question, jusqu’au jour où il grandit, comprend, se forge un esprit critique, et arrive à se raccrocher à ses valeurs. C’est en cela que le film est réussi. On suit l’évolution de ce garçon, d’abord pantin de sa maman, prêt à tout pour la rendre fière, il finit par se rattacher à ses propres convictions et à se frayer une place du côté du bien. 


Un vrai récit d’apprentissage, bien écrit, raconté et filmé avec la bienveillance habituelle de son réalisateur, sans jugement aucun. On s’attache à ce jeune garçon, très justement et brillamment interprété par le jeune Jasper Billerbeck, qui lui donne toute sa profondeur et son humanité. 


Les paysages sublimes de cette nature renforcent la vision douce et naïve avec laquelle le spectateur est promené à travers le récit. La photographie, également mise en valeur par cette lumière chaude aux reflets dorés, fait aussi merveilleusement écho à cette perte d’innocence et aux émotions controversées, refoulées par ce petit bout d’homme.


Un beau film, qui contraste avec la noirceur de son propos et s’impose comme l’un des plus beaux films de son réalisateur.


Sortie salle (France) : 24 décembre 2025, Dulac Distribution


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