« Toy Story 5 »
- 17 juin
- 2 min de lecture
de Andrew Stanton & McKenna Harris (2026)

Bonnie grandit, mais elle s’amuse toujours avec Jessie, Buzz et ses autres jouets. Elle invente des histoires, rit et vit une enfance globalement heureuse. Seulement voilà, Bonnie n’a pas d’amis et elle est persuadée que quelque chose ne va pas chez elle. De plus en plus triste, elle reçoit une Lilypad de ses parents, console qui lui permettra de se connecter aux autres enfants et de se faire des amies… virtuellement. Mais cette Lilypad, censée l’ouvrir aux autres, l’enferme dans une solitude et un isolement qui inquiète Jessie et les autres jouets. Déterminée à l’aider à se faire des amies, des vraies, Jessie fait appel à Woody et aux autres jouets pour lutter contre cette invasion de la tech, qui abrutit lentement les enfants. Elle est non seulement persuadée qu’elle n’a pas encore fait son temps, mais que Bonnie, petite fille extraordinaire, va trouver une amie tout aussi extraordinaire avec qui jouer, pour de vrai.
Ce cinquième volet de la saga « Toy Story » trouve un axe suffisamment actuel et original pour s’imposer parmi les films familles feel good de l’été.
Les créateurs se servent d’une vraie problématique qui touche nos sociétés depuis au moins (j’ai dit au moins) une décennie : la technologie qui vient parasiter l’innocence des enfants. L’hyperconnectivité dépeinte dans le film n’est que la pointe de l’iceberg d’une critique beaucoup plus large, s’appliquant aux petits comme aux grands.
Comme lors des précédents volets, les créateurs de « Toy Story 5 » livrent encore une fois un film plus destiné aux adultes qu’aux enfants. La génération qui a grandi avec Woody, Buzz et Jessie n’a pas besoin de grand chose pour être conquise, d’autant que l’instant de gloire de cette cow-girl est enfin arrivé.
Certes, il aura fallu cinq films, mais mieux vaut tard que jamais. Jessie, touchante et engagée, se retrouve enfin protagoniste d’un film porté par une intrigue dont elle tient entièrement les rennes et qu’elle fait elle-même avancer.
L’animation est impeccable, l’image et la bande son l’accompagnent avec cette pointe de nostalgie et les dialogues pleins d’humour nous font sourire autant qu’ils nous font rire, car ce ne sont pas seulement les enfants qui grandissent et la société qui évolue, mais aussi les jouets eux-mêmes qui prennent et assument totalement leur coup de vieux.
« Toy Story 5 » nous fait passer un bon moment, rappelle aux générations adultes ce que c’était que d’être enfant et réussit à s’inscrire dans l’ère du temps tout naturellement. A consommer avec un bon popcorn, en bonne compagnie, sans modération.
Sortie salle (France) : 17 juin 2026, The Walt Disney Company France




Commentaires