« Marty Supreme »
- il y a 3 jours
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de Josh Safdie (2026)

Marty Mauser est un jeune New Yorkais fauché, à l’ambition démesurée. Il gagne sa vie en vendant des chaussures dans la boutique de son oncle et arrondit ses fins de mois en raflant tous les matchs de ping-pong underground. Marty Mauser n’a qu’un rêve : être reconnu comme le meilleur joueur de ping-pong au monde. Et il est prêt du but. Il participe aux championnats du monde à Londres et n’est qu’à une victoire de sa gloire, qu’il prend déjà pour acquise. Mais il n’avait pas prévu que le Japon serait représenté, ni que leur champion national, Endo, pulvériserait tous ses adversaires. Lui compris. Néanmoins, Marty est un gagnant dans l’âme et la défaite ne fait qu’accroître sa motivation .
Très probablement l’un des films les plus attendus de cette année 2026, « Marty Supreme » marque le retour de Josh Safdie derrière la caméra, cette fois-ci seul aux commandes.
Un film de 2h30 qu’on ne voit pas passer, tant le scénario est bien écrit et structuré par un récit aux multiples rebondissements, un rythme soutenu grâce à une réalisation mêlant mouvements de caméra fluides à un montage dynamique, et un personnage d’apparence frêle à l’éloquence effrénée.
Principalement sur fond de décor new yorkais, au passage caractérisant l’identité du protagoniste, le film se déploie avec la même cadence et la même frénésie pour narrer cette sorte de course poursuite au succès.
Au milieu de ce chaos fascinant, Josh Safdie maîtrise absolument chaque élément de mise en scène, soigne chaque détail avec attention et construit ses plans consciencieusement, permettant un attachement global à l’histoire de ce personnage, objectivement détestable.
Arrogant, arriviste et complètement égocentrique, le personnage de Marty Mauser- jeune adulte boutonneux aux cheveux gras - réussit étrangement à nous fasciner.
L’interprétation de Timothée Chalamet est impeccable, pour ne pas dire magistrale, car il donne une structure unique à son personnage. On ressent un vrai travail dans sa gestuelle, sa prestance et son regard. De plus, il fait ressortir son côté profondément humain, à travers ses faiblesses, ses détresses, ses remords et ses prises de conscience, ce qui permet un attachement, presque imminent, à ce jeune homme prétentieux et ambitieux.
Le ping-pong n’est qu’un décor, et Josh Safdie nous embarque finalement dans ce qui n’est autre qu’une quête de soi, une quête de sens.
Un film bien plus substantiel qu’il n’y parait.
Un film qui ouvre une vraie réflexion sur ce qui prime entre l’ambition personnelle et les valeurs fondamentales de chacun.
Un film qui vient enfin suggérer que le voyage recèle davantage de sens que la simple destination.
Un film à l’adrénaline contagieuse, remarquablement réalisé, à voir de toute évidence sur le grand écran.
Sortie salle (France) : 18 février 2026, Metropolitan FilmExport






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