« Le Virtuose »
- 27 mai
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 5 minutes
de Daniel Roher (Tuner, 2026)

Nikki est un jeune accordeur de piano doté d’une hypersensibilité acoustique. Un soir, alors qu’il prépare un piano dans une riche villa destinée à accueillir un grand événement caritatif, il est dérangé par un bruit anormal qui l’empêche de compléter sa tâche. Malgré lui, il prend en flagrant délit un groupe de malfaiteurs occupé à forcer un coffre. Soucieux de terminer sa tâche au plus vite, il accepte de les aider à ouvrir le coffre pour retrouver le silence dont il a besoin. Mais Nikki était loin de se douter que sa condition médicale représenterait un tel atout et il se laisse entraîner dans leurs magouilles. C’est le début des ennuis.
Thriller sur fond de musique classique, « Le Virtuose » nous plonge dans le fascinant décor d’un conservatoire et des beaux pianos à queues, qui se mêle l’univers du crime et des braquages.
Une intrigue qui se tient et se déploie sur plusieurs niveaux de tempo, rythmée à la fois par les mélodies classiques plus lentes des compositions issues du conservatoire même, et par la tension et l’action amenées par les scènes de braquages, bien plus dynamiques, plus sombres voire violentes qui nous entraînent.
Les personnages sont globalement attachants et la trajectoire de chacun est suffisamment bien amenée pour que le spectateur se sente impliqué dans chacune des sous-intrigues qu’ils alimentent.
Le protagoniste, Nikki, que Léo Woodall (qui nous a habitué à des rôles bien plus plans plans) incarne très bien ce jeune homme désillusionné et dégage la juste sensibilité.
Sans rien révolutionner, le film se laisse regarder et peut séduire grâce à ses quelques éléments touchants. On a connu mieux, mais on a connu bien pire également, « Le Virtuose » répond bien à son rôle de thriller doux, suffisamment maîtrisé pour se laisser porter.
Sortie salle (France) : 27 mai 2026, Metropolitan FilmExport




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