« Garance »
de Jeanne Herry (2026)

Garance à la trentaine. Elle est comédienne, au sein d’une troupe qu’elle adore, sa carrière ne décolle pas comme elle voudrait, mais elle reste positive et pleine de vitalité. Son secret ? L’alcool, sans quoi sa joie de vivre ne serait pas ce qu’elle est. Mais si ce plaisir coupable l’aide à garder la tête haute, il est la source de problèmes, qui peu à peu gangrènent sa vie. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Pauline, cette femme très différente d’elle, tout à fait incroyable, qui va changer sa vie.
Après « Pupille » et « Je verrai toujours vos visages », Jeanne Herry dresse le portrait touchant d’une jeune femme qui se bat contre son alcoolisme. Si le sujet est de nature dramatique, le film la contrebalance avec les touches d’humour, principalement amenées par le personnage de Garance même.
Ce mérite revient bien à Adèle Exarchopoulos, qui interprète la protagoniste avec son naturel habituel, entre spontanéité et fragilité, la rendant extrêmement touchante tout en apportant une certaine légèreté au film dans sa globalité.
La réalisation de Jeanne Herry appuie d’ailleurs cet aspect pour mettre davantage en lumière son actrice principale. La photographie reste lumineuse dans son ensemble, le montage dynamique, et la mise en scène suffisamment colorée pour donner à tout ce récit un angle positif. L’alcoolisme de la jeune femme s’impose comme un sujet dès les premières images, mais amené avec délicatesse et subtilité, jusqu’à s’immiscer au cœur de l’intrigue, sans toutefois être tourné de façon cliché.
Si les précédents films de sa réalisatrice étaient percutants, « Garance » véhicule son propos de manière plus modérée. Ici, Jeanne Herry fait confiance à son personnage, documente sa déchéance sans jamais la juger, avec sa bienveillance habituelle, et choisit de conclure sur un beau message d’humanité.
Sortie salle (France) : 23 septembre 2026, Studiocanal




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